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HUILES :
sur toiles, en majorité les huiles sont faites sur format "figure".
Format 4, 8, 10, 15, 20, 30, 50.
AQUARELLES :
feuilles volantes manipulables en carton, en majorité 31x22 - 50x35 - 65x50 - 92x73 - 116x89
quelques aquarelles lavis. existe également hors format.
DESSINS :
feuilles de carnets,carnets, feuilles volantes : tous formats.
Matières : mines de plomb, sépia, pierre noire, encre, rares couleurs.
GRAVURES :
pointes sèches, eaux-fortes, lithographie N et B (titres, dimensions, matières et côtes Bibliothèque Nationale en monographie). Épreuves chez l'auteur.
SUJETS TRAITES :
Pour les quatre matières les sujets sont en majorité, le paysage animé ou non.
Cependant, quelques paysages marins ou toponymiques peuvent alterner avec des animaux ou des portraits dessinés.
En paysages, l'ensemble est dominé par ceux de la Gironde, du Gers, du Périgord, de la Provence (Alpilles), du Quercy, Pyrénées Centrales, Pays Basque ainsi que l'Ile d'Oléron.
Analyse de l'oeuvre de Pierre CIZOS-NATOU par Aline LLAREUS-DINIER (critique d'art)
"C'est parce que ce chêne est seul que sa ramure l'interpelle..."
CIZOS-NATOU a compris le message de MONTAIGNE : il affirme à son tour "la nature est un doux guide".
Le célèbre "périmètre sacré" ne sent ni l'huile, ni l'essence, il fleure bon les foins coupés, la terre mouillée, inondée de soleil, balayé par le vent... C'est la campagne entière, celle qui s'offre à lui jusqu'au bout de l'horizon.
CIZOS-NATOU recrée un espace spécifique au tableau, touches claires et sombres, lignes qui se croisent et quadrillent la surface, savante répétition des espaces, étrange puzzle architectonique, pièces enchassées dans un tout. Vision plongeante, verticales dans le même contexte que les horizontales : par exemple, les cyprès ne se découpent pas dans l'élément ciel, mais l'élément terre. Les haies franchissent rarement le ligne l'horizon.
Ainsi peut-on vraiment parler de paysages "géométiques".
C'est l'esprit géométrique qui, allié à l'esprit de finesse, permet à l'artiste de recomposer d'autres conventions, d'autres règles dans le jeu ombre-lumière.
CIZOS-NATOU a choisi de traiter la lumière telle qu'elle se présente à lui dans le monde sensible. Il est évident que la grande démarche du XXème siècle se dirige vers la rapidité et la lumière. A partir de cette constatation, CIZOS-NATOU bâtit les phases de sa création. Cette lumière, définie par opposition à l'ombre (laquelle devient à son tour lumière, au fur et à mesure qu'elle s'amenuise), s'impose comme organisatrice de l'ensemble de son oeuvre. Le jeu ombre-lumière, jeu dans lequel l'ombre devient linéaire, souligne les plans chromatiques qui s'illuminent par la couleur. Fonction spécifique de l'ombre, élément de répartition des espaces choisi par CIZOS-NATOU pour orienter ses futures recherches (quand l'ombre devient trait).
Le scientifique ne peut ni observer, ni définir la structure interne du Photon, le peintre définit la lumière par surfaces colorées... quand aux volumes, ils ne sont que pures illusions... En humaniste-ensemblier la motivation de CIZOS-NATOU se résume en trois points : surface pour la lumière, ligne pour l'ombre, subjectivité des valeurs pour le volume...".
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